Joy Division - Ce que Télé Moustique disait de leurs disques
Blog de la rédac | Musique
Le fantôme des Doors frappe une fois de plus ! Ce groupe semble s'en être largement inspiré pour produire une musique peut être moins colorée, plus simple, et plus répétitive, mais qui ne manque ni de saveur hypnotique ni d'assurance. La ressemblance du chanteur avec Morrison est parfois ahurissante ("I Remember Nothing"). L'accent est mis sur les rythmes lents. Des débuts intéressants.
Trop souvent les disques de "rochandroll" sont jugés selon des critères extérieurs a leurs qualités propres, comme la crédibilité socioculturelle, le passé artistique, le contexte géographique ou économique. Mais un élément est tristement infaillible pour assurer le succès commercial d'un disque : la mort.À cause de la nécrophilie chronique du public " rock " (ainsi que de presque tours les autres publics), Jim Morrision, Sid Vicious et Ian Curtis connaissent une renommée consacrée précisément par leur ces. Des héros et des martyrs.
Mais le cas de Ian Curtis ne pourrait être comparé justement a celui de ces autres caricatures de rock stars parce qu'il était réservé, honnête et profond. Il n'est pas dommage que ce soit sa disparition qui fasse découvrir la musique de Joy Division, il serait plus triste encore qu'on ne la découvrit jamais mais pour tous ceux qui, comme moi classaient " Unknown Pleasures " parmi les meilleurs albums de 1979, " Closer " s'avère encore plus touchant, tragique et immense.
Mais "Closer " n'est pas un album mortuaire, c'est une collection de tensions, d'humeurs sans humour, d'émotions en mouvement.Les textes durs de Ian sont soulignés par la rythmique impeccable des trois autres membres du groupe et par la sonorité intense, insondable de Martin Hannett.Oui, " Closer " est l'album du désespoir, il est empreint d'un symbolisme déchirant, et oui il est superbe.
Les circonstances entourant ce single (la mort de Ian Curtis, le titre, le design de la pierre tombale conçu depuis plusieurs mois) le rendent encore plus touchant, tragique, triste et puissant.
"These Days" moins formidable que la face A, mais toujours doté de cette sonorité insondable, superficiellement macabre mais profondément chaleureuse.
Les comparaisons stupides m'amusent. L'autre jour, je rapprochais JD de James Dean : mêmes initiales, même drame intrinsèque, même mythe, trois films/ trois albums - une fin- et cette sortie toute récente d'une cassette vidéo rétrospective sur Dean, puant. Puant comme ce " Still ", album commémoratif d'un formidable groupe, mais gâché par son côté rapiat, pas son exploitation financière basée sur la glorification.On y trouve des versions live de leurs deux albums studios, des b-sides de singles " Sister Ray ", une reprise de Velvet Underground et des inédits, dont certains figuraient déjà sur le pirate " Warsaw ". Le tout mal mixé : F comme Foutaise.
Pascal Stevens
Unknown pleasures (1979)
Le fantôme des Doors frappe une fois de plus ! Ce groupe semble s'en être largement inspiré pour produire une musique peut être moins colorée, plus simple, et plus répétitive, mais qui ne manque ni de saveur hypnotique ni d'assurance. La ressemblance du chanteur avec Morrison est parfois ahurissante ("I Remember Nothing"). L'accent est mis sur les rythmes lents. Des débuts intéressants. Closer (1980)
Trop souvent les disques de "rochandroll" sont jugés selon des critères extérieurs a leurs qualités propres, comme la crédibilité socioculturelle, le passé artistique, le contexte géographique ou économique. Mais un élément est tristement infaillible pour assurer le succès commercial d'un disque : la mort.À cause de la nécrophilie chronique du public " rock " (ainsi que de presque tours les autres publics), Jim Morrision, Sid Vicious et Ian Curtis connaissent une renommée consacrée précisément par leur ces. Des héros et des martyrs. Mais le cas de Ian Curtis ne pourrait être comparé justement a celui de ces autres caricatures de rock stars parce qu'il était réservé, honnête et profond. Il n'est pas dommage que ce soit sa disparition qui fasse découvrir la musique de Joy Division, il serait plus triste encore qu'on ne la découvrit jamais mais pour tous ceux qui, comme moi classaient " Unknown Pleasures " parmi les meilleurs albums de 1979, " Closer " s'avère encore plus touchant, tragique et immense.
Mais "Closer " n'est pas un album mortuaire, c'est une collection de tensions, d'humeurs sans humour, d'émotions en mouvement.Les textes durs de Ian sont soulignés par la rythmique impeccable des trois autres membres du groupe et par la sonorité intense, insondable de Martin Hannett.Oui, " Closer " est l'album du désespoir, il est empreint d'un symbolisme déchirant, et oui il est superbe.
Love will tear us apart (Single, 1980)
Les circonstances entourant ce single (la mort de Ian Curtis, le titre, le design de la pierre tombale conçu depuis plusieurs mois) le rendent encore plus touchant, tragique, triste et puissant. "These Days" moins formidable que la face A, mais toujours doté de cette sonorité insondable, superficiellement macabre mais profondément chaleureuse.
Still (Compilation, 1981)
Les comparaisons stupides m'amusent. L'autre jour, je rapprochais JD de James Dean : mêmes initiales, même drame intrinsèque, même mythe, trois films/ trois albums - une fin- et cette sortie toute récente d'une cassette vidéo rétrospective sur Dean, puant. Puant comme ce " Still ", album commémoratif d'un formidable groupe, mais gâché par son côté rapiat, pas son exploitation financière basée sur la glorification.On y trouve des versions live de leurs deux albums studios, des b-sides de singles " Sister Ray ", une reprise de Velvet Underground et des inédits, dont certains figuraient déjà sur le pirate " Warsaw ". Le tout mal mixé : F comme Foutaise.Pascal Stevens