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Joy Division - Ce que Télé Moustique disait de leurs concerts

Blog de la rédac | Musique
A l'occasion de la sortie du film Control d'Anton Corbijn sur la vie du chanteur Ian Curtis, Télé Moustique revient sur la carrière de Joy Division.

Cabaret Voltaire et Joy Division au Plan K. à Bruxelles (16 octobre 1979)


Remarquable événement que celui créé par le Plan K., une compagnie théâtrale d'avant-garde, autour de la venue à Bruxelles de l'écrivain William Burroughs. Cela se passait dans l'extraordinaire espace de la " Raffinerie du Plan K" à Molenbeek, et le public était très diversifié : une sérieuse dose d'intellectuels (français, belges et américains), quelques poseurs, cinq touristes, plus de trois cents amateurs de rock. Lorsque Cabaret Voltaire, originaire de Sheffield, est monté sur scène, vers 22 h 30, la sono n'était pas au point et le son sortant des baffles était complètement saturé. Leur musique qui n'est déjà pas facile d'accès était donc très crispante.

Par contre, cela s'est amélioré pour Joy Division (de Manchester) et même s'ils peuvent faire mieux, leur set était redoutable. Pour ceux qui n'ont jamais vu Ian Curtis, le chanteur, sur scène voici ce qu'ils peuvent tenter d'imaginer : une sorte d'épileptique au regard fou et hypnotisant, agitant les bras comme un moulin déglingué et égrenant ses paroles angoissées d'un ton tantôt morne tantôt exaspéré. L'atmosphère est soutenue par la basse émouvante de Peter Hook, qui joue le même rôle que la batterie de Kenny Morris sur les disques des Banshees. Seul regret, l'acoustique de la salle...
Gilles Verlant

Joy Division au " Plan K " (17 janvier 1980)

La raffinerie du Plan K, c'est chouette. En été. Parce que lorsqu'on se pointe à 20h, car le concert est annoncé pour 20h30, qu'on vous dit alors froidement (expression de circonstance) qu'en fait, c'est à 21h, qu'on se les gèle dans un local spacieux mais mal chauffé, et qu'enfin, à 21h30, le groupe de première partie daigne monter sur scène, il n'y a pas de quoi pavoiser. La première partie, c'était Digital Dance. Ils ont fait des progrès depuis le concert Fisher Z, semble-t-il. On les a même applaudis. Comme quoi il fallait vraiment se réchauffer a tout prix. Sans Blague : leur section rythmique est excellente, mais les compositions et la présence sur scène sont encore très loin du compte. Bien qu'appartenant à la post-new-wave, ces gars semblent faire l'erreur des vieux groupes belges : le manque de réalisme d'autocritique.

Le manque de présence sur scène n'est certainement pas un problème pour Joy Division. Avant même d'avoir ouvert la bouche, le chanteur avait réussi à polariser l'attention par ses mouvement saccadés dont qu'il n'arrêtera pas tout au long de la prestation. Des mouvements de bras comme s'il se battait contre un invisible ennemi. Cela permet à ses accompagnateurs d'être tout à fait transparents, et si le gars ne ressent pas ce qu'il chante, du moins en a-t-il l'air. On comprend dès lors que Joy Division semble susciter plus d'intérêt que d'autres groupes de même genre. Sur scène, le fait qu'il s'inspire grandement des Doors s'estompe au profit d'une énergie que son intéressant premier album ne laissait pas supposer. Malgré le fait que des problèmes techniques aient perturbé son set, il semble évident qu'on a affaire là à, l'un des groupes les plus prometteurs apparus ces derniers mois. L'ambiance n'était peut-être pas ce qu'elle aurait du être dans ce cas, mais le potentiel est évident.
Piero Kenrol

Tracklist

01. dead souls
02. wilderness
03. insight
04. colony
05. twenty four hours
06. a means to an end
07. transmission
08. atmosphere
09. love will tear us apart
10. digital
11. warsaw
12. shadowplay
13. atrocity exhibition
14. sister ray
15. the eternal.

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